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Climat et Justice Sociale organise 24 avril 2010 dans Brussel

Climat et Justice Sociale organise 24 avril 2010 dans Brussel

donderdag 8 april 2010 10:36
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Climat et Justice Sociale organise une Journée de soutien à la «Conférence Mondiale des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère» en Bolivie
Par Jean-François Pontégnie et Sandra Invernizzi le Lundi, 29 Mars 2010


Après la très belle expérience du Train pour Copenhague et de la manifestation du 11 décembre dernier, nous voulons continuer à agrandir le réseau qui nous rassemble et nous unit dans la lutte contre les incohérences qui détruisent le climat et hypothèquent la justice sociale. Climat et Justice Sociale appelle les individus, associations, organisations sensibles à l’urgence de la question climatique, à se joindre à nous dans l’organisation d’un rassemblement aux abords de l’Ambassade de Bolivie en soutien au « Sommet des Peuples* » (en bonne entente avec l’ambassade), le samedi 24 avril, à 16h00.

Vous trouverez ci-dessous la plateforme politique autour de laquelle nous voudrions construire la mobilisation. Celle-ci reprend l’essentiel des éléments de la Plateforme du KlimaForum09[1].

Le rassemblement, que nous voulons festif, se rendra ensuite dans un bâtiment ixellois pour que la journée se termine non pas seulement avec des prises de paroles, mais aussi avec une fête de la Pachamama, organisée en collaboration avec nos amis d’Amérique Latine. Le 24 avril l’initiative de Climat et justice sociale “Pachamama” fait ainsi route commune avec la Plate-forme pour la démocratie au Honduras

Nous désirons nous adresser à un public large et dépasser le cadre des gens déjà sensibilisés ; nous pensons que c’est un des sens de la journée du 24/04 : une journée de manifestation et de soutien, à la fois consciente et festive. Il reviendra donc à toutes les associations organisations de mobiliser.

Après la très belle expérience du Train pour Copenhague et de la manifestation du 11 décembre dernier, nous voulons continuer à agrandir ce réseau qui nous rassemble et nous unit dans la lutte contre les incohérences qui détruisent le climat et hypothèquent la justice sociale.

Si vous êtes intéressés à porter ce rassemblement avec nous et à vous joindre à cet appel, merci d’appeler:

Jean-François Pontégnie (0476/03.65.45) ou Sandra Invernizzi (0494/30.68.35) ou encore de nous répondre par mail.

Dans l’attente de vos nouvelles

Bien à vous

Climat et Justice Sociale

[1] Nous avons choisi de procéder de la sorte afin de ne pas nous perdre dans la rédaction -toujours très longue- d’un nouveau texte commun alors qu’en existent d’autres déjà largement signés, à l’exemple de celui du Klimaforum09. Néanmoins si quelque élément de cette plateforme vous posait un très gros problème, vous pouvez tout naturellement nous le faire savoir.

*Conferencia Mundial de los Pueblos sobre el Cambio Climático y los Derechos de la Madre Tierra


Déroulement de l’activité du 24 avril 2010

16 heures:

Rassemblement devant l’ambassade de Bolivie en soutien au “Sommet Mondial des Peuples sur le Changement climatique pour la défense de l’humanité, de la vie et de la planète” Emplacement de l’Ambassade de Bolivie (Avenue Louise, 176)

Emplacement de l’Ambassade de Bolivie

Puis, cortège festif et carnavalesque jusqu’au Théâtre Marni à Ixelles

19 heures:

Fête de la Pachamama (Terre-mère): Ambiance Latino pour militants climatiques. Vous participez -comme vous le voulez et le pouvez- aux frais à l’entrée de la salle du Marni.

Emplacement du Théâtre Marni

Plate-Forme pour la démocratie au Honduras


Plateforme pour le 24 avril à Bruxelles: “System change, not climate change”

Il existe des solutions à la crise climatique. Ce dont les populations et la planète ont besoin c’est d’une transition socialement juste et écologiquement soutenable vers un modèle qui garantisse le droit à la vie et à la dignité de tous les peuples et transmette une planète plus fertile ainsi que des vies plus enrichissantes aux générations futures.

L’échec du sommet de Copenhague montre que cette transition est impossible dans le cadre du système actuel basé sur l’appropriation des ressources et l’accumulation du profit. C’est pourquoi les soussignés font leur le mot d’ordre du Klimaforum de Copenhague – «Changer le système, pas le climat » – et saluent l’initiative d’un Sommet des Peuples sur le climat et le respect de la Terre-Mère, lancée par le président bolivien Evo Morales.

Attisons la flamme de la mobilisation allumée à Copenhague. Faisons de ce sommet un nouveau rendez-vous du mouvement mondial en défense du climat. Les organisations soussignées appellent le 24 avril à une concentration devant l’ambassade de Bolivie suivie d’une manifestation festive pour le climat et la justice sociale.

Nous demandons l’abandon des combustibles fossiles dans les quarante ans qui viennent. Nous demandons que tout soit mis en œuvre pour ramener la h ausse de la température à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, indépendamment des coûts. Nous demandons que les connaissances techniques et scientifiques soient mises au service de ce but commun. Nous demandons une action publique démocratique, menée avec des outils publics. Nous demandons une redistribution des richesses et des savoirs, entre Nord et Sud mais aussi au sein des sociétés du Nord et du Sud.

Dans l’esprit des mobilisations de Copenhague, nous exigeons en particulier:

1. Une réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays industrialisés d’au moins 40% par rapport aux niveaux de 1990, d’ici 2020 ;

2. La reconnaissance, le paiement et la compensation de la dette climatique -due à la surconsommation de l’espace atmosphérique- et des effets néfastes sur tous les groupes et populations concernés.

3. Le rejet des solutions basées sur le marché et des fausses solutions techniques qui représentent un danger, telles que l’énergie nucléaire, les agrocarburants, la capture et le stockage du carbone, les mécanismes de développement propre, le « charbon vert », les graines « génétiquement adaptées » au climat, la géo-ingénierie et le mécanisme REDD (Réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation forestière), qui aggravent les conflits sociaux et environnementaux.

4. De vraies solutions basées sur une utilisation sécurisée, propre, renouvelable et soutenable des ressources naturelles, ainsi qu’une transition vers une souveraineté alimentaire et énergétique, foncière et sur les ressources hydriques.


Convocation officielle de la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Mère Terre

Du 20 au 22 avril 2010 à Cochabamba, Bolivie

– Constatant le grave péril que cela représente pour les îles, les zones côtières, les glaciers de l’Himalaya, des Andes et des montagnes du monde, des pôles de la Terre, des régions chaudes comme l’Afrique, des sources d’eau, des populations touchées par les désastres naturels croissants, des plantes et des animaux, ainsi que l’écosystème en général;

– Démontrant que les personnes les plus touchées par le changement climatique seront les plus pauvres de la planète, ceux qui verront leurs maisons et sources de survie détruites seront obligés à partir et à chercher un refuge; confirmant que le 75% des émissions historiques de gaz à effet de serre sont apparues dans les pays industrialisés du nord;

– Constatant que le changement climatique est le produit du système capitaliste;

– Regrettant l’échec de la Conférence de Copenhague à cause de la responsabilité des pays dit “développés” qui ne reconnaissent pas la dette climatique envers les pays en voie de développement, des futures générations et de la Mère Terre;

– Affirmant que pour garantir le respect total des Droits de l’Homme au XXI siècle, il faut reconnaître et respecter les Droits de la Mère Terre;

– Réaffirmant le besoin de lutter pour la justice climatique;

– Reconnaissant le besoin d’assumer les actions urgentes afin d’éviter des dommages plus importants et des souffrances à l’humanité, à la Mère Terre et de rétablir l’harmonie avec la nature;

– Sûr que les peuples du monde guidés par les principes de solidarité, justice et respect à la vie, seront capables de sauver l’humanité et la Mère Terre; et commémorant le jour international de la Mère Terre,

Le Gouvernement de l’Etat Plurinational de la Bolivie convoque les peuples, les mouvements sociaux et les défenseurs de la Mère Terre du monde, et invite les scientifiques, les chercheurs, les juristes et les gouvernements qui veulent travailler avec leurs peuples à la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Mère Terre, qui aura lieu du 20 au 22 avril 2010 à Cochabamba, Bolivie.

Les objectifs de la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Mère Terre sont:

1) Analyser les causes structurelles et systématiques qui provoquent le changement climatique et proposer les mesures de fond qui entraîneront le bien-être de l’humanité tout entière en harmonie avec la nature.

2) Discuter et convenir du projet de la Déclaration Universelle des Droits de la Mère Terre.

3) Convenir des propositions des engagements nouveaux pour le Protocole de Kyoto et des projets de Décisions de la Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique qui guideront les actions des gouvernements engagés avec la vie aux négociations sur le changement climatique et dans les scénarios des Nations Unies, selon:

a) La dette climatique; b) Migrants-réfugiés du changement climatique; c)Réduction des émissions; d)Adaptation; e) Transfert de technologie; f) Financement; g) Forêts et changement climatique; h) Vision partagée; i) Peuples indigènes et… j) Autres

4) Travailler sur l’organisation du Référendum Mondial des Peuples sur le Changement Climatique.

5) Analyser et établir un Plan d’Action pour avancer dans l’établissement d’un Tribunal de Justice Climatique

6) Définir les stratégies d’action et la mobilisation pour la défense de la vie face aux changements climatiques et pour les Droits de la Mère Terre.

Bolivie, le 5 janvier 2010

Evo Morales Ayma, Président de l’Etat Plurinational de la Bolivie

www.cmpcc.org


Convocation à l’Assemblée des Mouvements sociaux de Cochabamba

Cochabamba, Bolivia, le 19 avril 2010

Nous, militants et militantes de divers mouvements sociaux, pensons que l’époque actuelle est marquée par la toute-puissance des Etats- Unis, la Union Européenne et des multinationales. Ceci a été flagrant à Copenhague où très peu de pays ont essayé d’imposer un résultat en désaccord avec la COP 15 et rien n’a été fait pour arrêter le réchauffement climatique et la crise climatique.

L’augmentation de la présence militaire et des bases militaires dans différentes parties du monde, les invasions et les occupations ”humanitaires” indiquent bien que la guerre, l’occupation des marchés et des terres, la présence militaire pour contrôler les ressources énergétiques, l’eau, la biodiversité sont des stratégies de sortie de la crise de civilisation du capitalisme et de sa logique déprédatrice, raciste et patriarcale. Ces stratégies invoquent la crise climatique pour mener des négociations illégitimes.

Nous répondons en luttant pour le droit des peuples à bien vivre sur leur terre, contre les fausses solutions à la crise, contre la militarisation en tant que réponse à la crise, et contre les actions des multinationales. Ces multinationales, avec l’appui des gouvernements ou des institutions multilatérales comme la Banque mondiale, accaparent des terres pour la monoculture, privatisent l’air et créent des marchés spéculatifs appelés “crédits compensatoires du carbone”.

Voilà pourquoi nous, les mouvements sociaux, serons présents à la Conférence mondiale des Peuples sur le Changement climatique et les Droits de la Terre-Mère, à Cochabamba où, dans la logique de nos travaux, nous organiserons une Assemblée des Mouvements sociaux sur deux axes :

– débat et organisation de notre soutien aux propositions et initiatives des gouvernements engagés dans la protection des droits des peuples et de la nature;

– débat et organisation de notre programme en tant que mouvements sociaux

– pour renforcer nos alternatives et notre résistance à l’expansion de la marchandisation des personne et de la nature, à l’offensive des multinationales et à la militarisation.

Alianza Social Continental, ATALC (Amigos de la Tierra América Latina), Cebrapaz, Central Sindical de las Américas, Climate Justice Now !, CLOC, COMPA, Fdim, Marcha Mundial das Mulheres, Oclae, Red CADTM AYNA, Via Campesina

Bron : LCR / La Gauche

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